Ouvrages

Yin et yang rectoLe Yin et le Yang

Editions du Miroir
Co-auteurs:Philippe Busser, Catherine Thoyer, Jocelyne Porcher
Parution: 2016

« Surgi d’un territoire, fruit d’une amitié entre Fransco le vétérinaire rural et Philippe le photographe, ce livre plonge à l’origine du monde. Là, au croisement des métiers, éleveurs et vétérinaires répondent aux impératifs économiques de l’élevage moderne. Du témoignage livré et de l’instant saisi, se révèle un fragile équilibre. S’esquissent les contours d’un univers qui interpelle. C’est une évolution humaine dit Francesco, on est dedans. En contrechamps, Jocelyne Porcher interroge, à la lumière de l’histoire vétérinaire, ce progrès dicté par la seule logique économique. Décryptant la marche forcée qui l’a imposé au détriment d’autres richesses : le lien puissant à l’animal, l’autonomie des métiers, le savoir faire. Ce livre bouscule notre consentement tacite. Fruit de regards croisés, intrigants, atypiques, complémentaires, le Yin et le Yang fait naître dans la douleur une interrogation profonde sur le monde que nous fabriquons, le monde qui nous fabrique ».

mortdigne

Manifeste pour une mort digne des animaux

Éditions du  Palais
Co-auteurs: Elisabeth Lécrivain, Sébastien Mouret, Nathalie Savalois
Préface: Elisabeth de Fontenay
Parution: 2014

Hommes et animaux de ferme construisent des relations fortes, charnelles, durant toute la vie de l’animal. Le début du livre en rappelle l’essentiel. Puis vient la fracture de la mise à mort. A cause de l’industrialisation, de la normalisation et de l’hygiène bien nécessaire, l’éleveur lui-même n’accède plus à l’abattage de ses propres animaux, ni aux moments où l’animal qu’il a élevé et soigné va vivre les instants qui précèdent l’entrée à l’abattoir.

L’éleveur est parfois indifférent, mais il ressort le plus souvent chez lui une frustration de ne pas avoir de prise sur cette ultime relation « homme-animal ». L’ouvrage en est une parfaite illustration, et notamment dans sa partie témoignages d’acteurs qui étayent la progression du propos. Les chercheurs s’expriment clairement, et leur parole entre en résonances avec une iconographie extrêmement bien conçue pour que le manifeste soit compris.

 

Toréer sans la mort ?torer

Éditions: Quae
Parution: 2011

La corrida : on est pour ou contre, il n’y a pas de juste milieu. S’éloignant     de cette dichotomie, l’auteur envisage la tauromachie sous l’angle du             travail avec les animaux. Peut-on toréer sans la mort ?

 

 

 

 

 

 

vivre

Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXIe siècle

Éditions: La Découverte/MAUSS
Préface: Alain Caillé
Parution: 2011

Dans notre monde radicalement artificialisé, seuls les animaux, en nous rappelant ce qu’a été la nature, nous permettront peut-être de nous souvenir de notre propre humanité. Mais saurons-nous vivre avec eux ?
Le voulons-nous encore ? Car l’abattage de masse des animaux, considérés comme simples éléments des  » productions animales « , leur inflige une terreur et une souffrance insoutenables, tout en désespérant les éleveurs. Et l’élevage, après 10 000 ans d’existence, est aujourd’hui souvent décrit comme une nuisance, pour l’environnement comme pour notre santé. Une condamnation reposant sur une confusion entre  » élevage  » et  » production animale « , dont il nous faut comprendre les enjeux. Qu’est-ce que l’élevage ? Quelles différences entre  » élevage  » et  » productions animales  » ? Quelle est la place de la mort clans le travail avec les animaux ? Peut-on améliorer leur sort dans les systèmes industriels ? Faut-il  » libérer les animaux  » comme le proposent certains philosophes ?

En répondant ici a ces questions, Jocelyne Porcher explique en quoi la
capacité des hommes à coexister pacifiquement dépend de leur capacité
à vivre en paix et dignement avec les animaux. Et pourquoi, dès lors,
sauver l’élevage en évitant son assujettissement au système d’exploitation
et de mise à mort industrielle pourrait être une des plus belles utopies du XXIe siècle.

 

orCochon d’or, l’industrie
porcine en questions

(Golden pig: the pork industry in questions)

Publisher: Quae
Date of publication: 2006

Far from the idyllic image of a little farm in children’s books, these days pigs in their millions are processed in the pork industry. Taking into account the radical transformations in this field, what is work? What is it not?

 

 

vie_cochonUne vie de cochon

(A pig’s life)

Publisher: La Découverte
Adapted and performed by the Art etc. theatre company, from 2010 to the present.
Date of publication: 2008

“I like pigs, even though I am still a young girl, as I am constantly reminded when adults want to stop me doing things that only they can do. I like them. I have a lot to say about pigs.” For Solenn, life is strange. Solenn, whose mother Morgane works in an industrial pig farm, who is less rosy than the pigs that she frequently visits while watching her mother work, and more peculiar than adults seem to give her credit for, watches adults dealing with gruelling daily work through the eyes of a child. But, through the eyes of a child, the authors of this tale say far more than all the official reports on the horrifying and absurd reality of industrial agriculture and the state of our relations with animals do. “Do we have total rights over animals?” asks Solenn. “There are times when I ask myself if it is we who are the savages”, answers Morgane. Ultimately, though farmers farm animals and eat meat, this is not without cost for them, or for their animals: “because we can be free together, or prisoners together, if is for us to choose.”

 


 

etrebeteÊtre bête

Éditions: Actes Sud Co-auteur: Vinciane Despret
Parution: 2007
Quelle est la différence entre l’homme et les animaux ? Philosophes, psychologues, sociologues, anthropologues, juristes se sont attelés sans relâche à cette question. Quel sens peuvent lui donner ceux qui vivent quotidiennement avec des vaches et des cochons dans des pratiques créatrices de liens ? Qu’en pensent des éleveurs ? On découvre, à les écouter, des réponses inattendues. Les animaux avec lesquels ils travaillent sont intelligents, sensibles ; ils savent ce qu’ils veulent et ils devinent ce qu’on attend d’eux. Nous disposons d’une primatologie pour les singes, d’une éthologie pour les dauphins, les ours, les loups, les éléphants, les oiseaux…, mais nous ignorons encore presque tout des vaches et des cochons. Il existe pourtant, du côté des éleveurs, une réserve impressionnante de savoir à leur propos, un savoir qui diffère de celui des scientifiques et qui s’enracine dans le « vivre ensemble ». La question de la différence entre l’homme et les animaux ? Drôle de question !

mort_metierLa mort n’est pas notre métier

Éditions de l’Aube
Parution: 2003
La mort n’est pas notre métier est un livre sur les éleveurs, les animaux d’élevage et le monde de la campagne. Dès la première ligne, on plonge au cœur de ce monde étrange, aujourd’hui si méconnu : « Piggy est un verrat souffleur idéal. Sa fonction est de stimuler les chaleurs des truies…  » Certes, mais nous apprenons aussitôt que Piggy est une machine à piles et comprenons que cet essai, au-delà de son immense savoir sur la vraie vie des campagnes, va nous amener à une réflexion sur ce que nous avons fait de l’animal et, au fond, sur ce que nous faisons du vivant – avec nos animaux d’élevage, mais aussi avec nous-mêmes.

bienetreBien être animal et travail en élevage

Éditions Educagri
Collection Sciences en partage
Parution: 2004
À l’appui de nombreux écrits de spécialistes, de documents législatifs, d’interviews d’éleveurs, l’auteur interroge la notion de bien-être animal en la replaçant dans le champ historique de l’évolution de l’élevage dans la société industrielle.

 

 

 

Éleveurs et animaux: réinveliennter le lien

Édition: Presses universitaires de France
Collection: Partage du savoir
Parution: 2002, Prix le Monde de la recherche universitaire

En moins de cinquante ans, l’élevage en France a été transformé en un ensemble d’activités de  » productions animales  » identiques dans leurs objectifs et dans l’essentiel de leurs moyens à d’autres productions industrielles. Cette évolution a conduit, grâce à l’appui des scientifiques, à réduire l’élevage à sa seule rationalité économique, et à convertir les éleveurs en producteurs de biens d’origine animale. Si la réussite quantitative de cette transformation est indéniable, son échec est par ailleurs patent.

Contre la souffrance, les éleveurs témoignent de leur attachement à leurs animaux et de la place de l’affectivité et de la communication dans leur travail. Contre un monde désincarné et désenchanté, dans lequel  « on produit des cochons comme on produit des chaussures » , c’est-à-dire ici ou ailleurs, et contre une société dans laquelle ni les éleveurs ni leurs animaux n’auront bientôt plus aucune place, il nous appartient collectivement d’apprendre à travailler avec les animaux d’élevage autrement, de réinventer le lien.

 

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